Archives pour la catégorie Familles

Le cheminement d’un jeune homme actif

Il est difficile de croire que Denis a eu dix-neuf ans cette année. Il est un jeune homme très heureux, peu importe ses difficultés telles que le fait d’être non verbal. Malgré cela, il n’a aucune difficulté à communiquer ses besoins et ses désirs.

Tout cela a commencé il y a bien longtemps, quand Denis était bébé. Nous savions qu’il avait des problèmes, mais lorsqu’il a finalement subi un tomodensitogramme à l’âge d’un an, on a découvert une hydrocéphalie (une accumulation de liquide séreux dans le crâne), puis il a subi une dérivation (shunt) dans les semaines suivantes. À l’âge de trois ans, il a reçu un diagnostic d’autisme, et il a commencé l’école à temps plein à l’âge de trois ans et demi. C’est à ce moment que nous avons croisé les Services d’intégration pour jeunes enfants et que nous avons été jumelés avec une formidable consultante-ressource, Sylvie Giroux, à qui nous envoyons encore des cartes de Noël. Ce fut une bénédiction de l’avoir dans notre vie à ce moment. Lire la suite

Prendre le temps

J’ai participé l’année dernière à une formation ayant pour titre  »Les liens d’attachements ». Au début, je me suis posée des questions parce que je n’avais jamais entendu parler de ce sujet avant. Tout au long de la journée, j’ai réalisé que dans le fond, ce n’était rien de très difficile parce que sans le savoir, j’ai toujours créé des liens d’attachements avec les enfants. Il s’agit juste de prendre le temps!

Les enfants sont uniques, ils ont tous des traits de caractères différents, des intérêts divers, proviennent de familles variées et ont une culture qui leur appartient. Il faut simplement prendre le temps de les écouter. Il faut jaser avec eux et démontrer de l’intérêt dans ce qu’ils ont à dire. Lire la suite

Un bénévole remarquable, Papi Richard

Questions pour Papi Richard

Qu’est-ce qui vous a mené à faire la lecture pour les enfants à la garderie?
Il y a de cela cinq ans, ma fille m’a demandé si je serais intéressé à faire de la lecture aux enfants de la garderie où allait ma petite fille. Enseignant de carrière et maintenant à la retraite, j’ai toujours aimé la lecture et les enfants. J’ai décidé d’essayer, au début ce fut un peu difficile pour ma petite fille, car elle était très protectrice de moi. J’étais son papi après tout. Ma deuxième petite fille fut très à l’aise avec le tout.

Pourquoi aimez-vous lire aux enfants?
Je ressens beaucoup de joie et de satisfaction de voir les petites étincelles dans leurs yeux. C’est un bonheur au quotidien d’entrer dans leur monde et d’y ajouter un peu de magie. J’aime lire avec beaucoup d’expressions afin de devenir un personnage aux yeux des enfants. Lire c’est comme un jeu et l’enfant doit embarquer dans l’histoire. C’est devenu un besoin pour moi de lire à ses petits êtres. Lire la suite

D’hier à aujourd’hui : Tout ce que ton cœur désire

Ben-Pic2À sa naissance, Benjamin ressemblait, selon nous et notre médecin, à sa sœur aînée, Emily. Les infirmières de la pouponnière trouvaient toutefois qu’il ressemblait à un enfant atteint du syndrome de Down. Des tests génétiques ont donc été effectués. Lorsque nous avons reçu l’appel nous informant que le test était positif pour la trisomie 21, nous étions sous le choc et avons demandé que Benjamin subisse un nouveau test. Dès que les résultats du deuxième test ont confirmé le diagnostic, j’ai appelé le Down Syndrome Society of Ottawa Carleton et à l’Infant Development Centre. C’est là que Heather Jones, travailleuse du développement des jeunes enfants, est entrée dans notre vie; une vraie bénédiction!

Heather nous a dit de voir Ben comme notre enfant, et non comme le « syndrome de Down ». Elle nous a expliqué qu’il pourrait faire tout ce que n’importe quelle autre personne peut faire; il faudrait seulement lui apprendre les étapes pour y arriver plutôt que de le laisser y arriver naturellement. À l’époque, il y avait des groupes d’aide aux familles et des groupes de jeu auxquels nous participions. La communication et l’interaction avec d’autres parents et leurs enfants ont aidé à rendre les choses normales. Il y avait beaucoup de monde dans la vie de Ben pour l’aider et nous soutenir. Il a été chanceux d’avoir accès à l’ergothérapie, à l’orthophonie et à la thérapie par le travail, ainsi qu’au langage gestuel. Lire la suite

La première journée à la garderie, pleine d’émotions

Et bien, me voilà à la fin de mon congé parental. Le retour au travail…pas de problème. Je me remettrai vite dans le roulement des choses. Déposer ma fille à la garderie, ça, c’est une autre histoire. Tout ce temps ensemble et maintenant nous voilà séparés. Est-ce qu’elle va être en bonnes mains? Va-t-elle se faire des amis? Est-ce qu’elle ressent les mêmes choses que moi?

Je dépose ma fille à la garderie. Elle fond en larmes. Comment peux-tu me faire cela papa? Je me retrouve seul assis dans la voiture. Les larmes coulent sur mes joues et je me dis que je ne peux pas la laisser. Après quelques minutes, je prends mon courage et je quitte. Elle ne sera là que pour quelques heures car elle fait une intégration échelonnée sur quelques jours, tout comme les enfants le font à la garderie où je travaille. Lire la suite

Stratégie en comportement – L’énoncé en utilisant le pronom « tu »

Saviez vous qu’en utilisant le pronom « tu »:
Vous validez les besoins, les désirs et les sentiments de l’enfant en mettant instantanément l’accent sur eux.

Un enfant pleure durant la période de repos; l’éducatrice s’approche de l’enfant et valide ses sentiments en disant : « Tu es triste. Tu t’ennuies de ta maman. » La plupart du temps, l’enfant cherchera du réconfort et reprendra contrôle de ses émotions parce qu’il se sent compris. Lire la suite

Stratégies gagnantes pour une relation positive avec les familles

  • Créez un environnement qui facilite la communication afin que tous les parents/tuteurs se sentent à l’aise de vous parler et d’interagir avec vous.
  • Soyez à l’écoute des commentaires et des idées des parents/tuteurs lorsqu’ils vous parlent des forces et des besoins de leur enfant.
  • Ayez une bonne écoute, un bon contact visuel et un langage corporel qui favorise une communication ouverte avec les parents/tuteurs.
  • Évitez tous jugements.
  • Posez des questions qui vous amèneront à une discussion sur leur enfant et écoutez leurs réponses avant d’y réagir. Lire la suite

La famille : Toute personne a le droit de voyager le monde avec fierté

Est-ce vraiment différent de voyager avec des enfants ayant des besoins spéciaux? Pas vraiment. Quand nous voyageons avec nos six enfants, dont cinq ont des besoins spéciaux, nous planifions et entreprenons plus soigneusement nos vacances. Comme il nous faut deux chambres d’hôtel, nous appelons toujours directement à l’hôtel et demandons des chambres communicantes. Cela nous assure qu’il n’y a qu’un seul accès à notre chambre à partir du corridor car un de nos enfants est somnambule. La seconde chambre demeure verrouillée en tout temps. Nous nous assurons également de disposer dans la chambre d’un petit réfrigérateur pour conserver des collations et/ou des breuvages.

Les diagnostics de nos enfants varient du trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention, d’un retard de développement globale à l’autisme, et chacun exige des attentions spéciales, notamment une sensibilisation accrue à leur environnement. Bien que le tonnerre entendu durant le spectacle Luau à Seaworld ait fait sursauter notre fille du milieu, elle était néanmoins emballée d’être sur l’estrade pour nous montrer sa propre version de hula. Si les enfants ont peur des bruits intenses ou soudains, tenez compte des expériences qui risquent de les effrayer, comme l’attraction Indiana Jones à Disney World. C’est d’ailleurs pourquoi nous tentons de choisir des attractions de type calme. Nos enfants les plus audacieux se mettent ensemble pour aller dans les manèges plus excitants. On peut s’assurer ainsi que chacun pourra pleinement apprécier ses vacances. Lire la suite

Un grand pas: la transition à l’école pour notre famille (Partie 2 de 2)

Lire la partie 1

Après un été agréable, une semaine avant la rentrée, nous avons rencontré l’équipe scolaire de notre fils; l’enseignante de la maternelle, l’enseignante-ressource et l’éducatrice. Tout était en place : un vestiaire désigné, parce qu’il n’est pas encore propre, une salle pour sa physiothérapie, son ergothérapie et pour des moments à l’écart de la classe. Nous avons été vraiment impressionnés de tout ce qui avait été fait pour que notre fils s’intègre à une école et à une classe régulières.

Dès le début des classes, il est important de commencer à penser au Plan d’enseignement individualisé (PEI) de votre enfant. Le PEI établit les objectifs particuliers que votre enfant devrait atteindre au cours de l’année scolaire. Il s’agit d’un document de travail qui peut être modifié et mis à jour en tout temps. Il revient aux parents de décider quels renseignements y seront inclus; si vous n’êtes pas d’accord avec le PEI, ne le signez pas. Les parents sont les mieux placés pour déterminer si les objectifs énumérés peuvent être atteints par notre enfant. Lire la suite

La pleine conscience: Pourquoi tout le monde en parle?

MindfulnessDe nos jours, partout où on va ou presque, la « pleine conscience » (mindfulness) est la toute nouvelle mode. En fait, la « pleine conscience » est tellement populaire que parfois, elle semble être devenue une solution quasi-universelle. Les médecins peuvent y recourir pour améliorer le traitement de leurs patients, les athlètes pour améliorer leur performance, et oui, les parents, pour réduire leur stress et éviter l’épuisement. Mais comment fonctionne la « pleine conscience » ? Est-ce vraiment efficace? Où est-ce qu’une mode?

En dépit de sa popularité nouvelle, la « pleine conscience » est une pratique ancienne qui allie conscience du moment présent et attitude sans jugement. La « pleine conscience » est fondée sur la méthode bouddhiste de la méditation intuitive mais elle ne comporte rien de religieux. Les gens, peu importe leurs croyances religieuses, peuvent la pratiquer. Les praticiens concentrent leur attention sur un point unique et accepte la réalité de la situation telle qu’elle évolue, d’un moment à l’autre. Il s’agit d’un concept plus simple à expérimenter qu’à expliquer. Pour bien comprendre la « pleine conscience », il ne suffit pas de lire sur le sujet, il faut la pratiquer. Lire la suite